SXSW - Jour 1!

posté par Admin @ 11:19am, Jeudi 18 Mars 2010.

Première journée de voyage pour les Psycho Riders! Lever au petit matin vers 4h am… Une nuit qui a duré entre 0 et 4h pour nous cinq, c’est vous dire que c’est la forme! On se rejoint au local, les yeux vaguement bouffis, l’humour douteux est évidemment au rendez-vous. Le temps de paqueter convenablement nos guitares et autres accessoires de musiciens professionnellement amateurs, nous voici partis pour l’aéroport pendant que l’aube s’amène tranquillement.

On enregistre les bagages, on éprouve quelques doutes en voyant les cases de guitares jetés sur le tapis roulant, on passe la fouille et on s’engage vers les « plusses épeurantes » douanes du monde, les douanes américaines. Surprise, notre douanier est ultra-sympathique avec ses airs de clone de Danny Glover.  Le band s’éparpille comme une bande de poules effarouchées pour remplir les formulaires qu’on a évidemment oublié de compléter malgré les 7 avis placés sur notre passage à cet effet. On finit par obtenir notre tampon de passage. Un autre douanier surgit de nulle part pour nous rappeler qu’on messe pas avec le glorieux étendard américain, en nous hurlant de sacrer notre camp de la zone interdite. On fait de l’air pour se diriger vers le dewtee fri où, en hommes prudents que nous sommes, nous nous munissons d’environ 200 onces de fort et de quelques cigarettes.

Assis dans l’avion, on observe par le hublot les techniciens d’American Airlines effectuer des tests et contrôles sur l’appareil, dans une démonstration époustouflante de la virtuosité technologique à laquelle l’homme aspire maintenant. Muni d’un escabeau, d’un push push et d’une guenille, un dude essuie tous les volets des ailes, il semblerait qu’on ait détecté une fuite. On finit une heure plus tard par s’envoler vers l’aventure, alors que le soleil se lève définitivement.

Après un transfert et un deuxième vol Dallas-Austin aux airs de montagne russe, on débarque à l’hôtel en fin d’après-midi, à la périphérie directe d’Austin. Avant de se pointer au centre-ville pour récupérer nos passes de musiciens, qui nous donneront accès à tous les spectacles (oui tous, on le sait, on est tellement chanceux, pas drôle la vie) durant le SXSW, on se garroche dans la piscine ultra-glacée et la veine principale du cerveau de Max éclate définitivement. Pascal le traite gentiment de « plus lopette de la gagne » et on se descend quelques budweiser sous le soleil avant de repartir en ville.

Les esprits commencent déjà à s’embrumer (cette bud est pour toi) lorsqu’on récupère nos fameuses passes, à un comptoir occupé par une kyrielle de jolis minois féminins. On peut enfin débouler sur la 6e avenue et foncer tête première dans le festival. Imaginez un peu une ville survoltée, emplie de monde sur un quadrilatère couvrant 12 rues par 8, le son de plusieurs centaines de bands qu’on entend en même temps, des milliers de personnes qui essaient de vous refiler leurs flyers ou leurs cartes de téléchargement gratuit, de la bière à profusion, des relents de bouffe texane, le soleil qui plombe et les filles printanières. Max court partout, François bave, Pascal pérore en gesticulant et Alex tient absolument à nous parler de Stone Temple Pilots. On entame une soirée qui se veut « tranquille » vu qu’on joue demain.

On commence par faire une virée au show de Wanda Jackson. Assis sur un balcon aux abords du canal, François passe proche de faire chuter dans le vide la légendaire et gériatrique chanteuse en la bousculant accidentellement. Psycho Riders : 1 Texas : 0. On court pour attraper le show de Motorhead et on arrive juste à temps pour subir la fin du set du plus mauvais band de glam rock que j’ai jamais vu. Une réplique finlandaise pathétique d’un mauvais Motley Crue (et c’est tout dire, Motley Crue étant en soi synonyme de mauvais, mes excuses Éric). On est déjà blastés par tant de mauvais goût (quoique la Bud y est aussi pour quelque chose) mais la créature blonde oxygénée et maigre qui fait office de chanteur nous assène le coup fatal en sortant soudain de nulle part… un saxophone! Un fucking saxophone!!! Une ceinture de balles, des moves datés de 1981 et un solo cheap de saxophone… Crime contre l’humanité. On se descend une Lone star de plus pour oublier et on se rince les oreilles au son de Motorhead. Verdict des Psycho Riders : Lemmy se teint la moustache.

De plus en plus affectés (ça fait quand même presque 24 heures qu’on est debout et les bières se succèdent), on attrape de justesse la deuxième moitié du show de Priestess. Un blitz absolument destructeur! Le band est à lui seul une merveilleuse leçon de rock, on est aux anges. Le temps de dire bonjour à Mikey, voilà High on Fire qui commence son set. Mais on est définitivement brûlés, impossible de tenir plus longtemps, ça devient totalement incohérent, on va finir par en perdre un évanoui dans un recoin. On attrape de justesse la navette qui nous ramène à l’hôtel, que conduit une improbable créature tout droit sortie d’un show de Cowboys du Cleopatra. Le type fait des avances à Alex qui en rajoute, au son d’une version dance d’une toune d’Abba. Survolté, notre chauffeur explose à mi-chemin : « i’m tired of this shit… Let’s listen GAGA! ». On a une pensée pour notre ami David Gagnon, qui vivrait enfin son rêve s’il était parmi nous, et on finit par s’écrouler à l’hôtel, avec notre ami Éric qui est arrivé entretemps. Fin de cette première journée « tranquille ». Des photos à venir si on réussit à trouver un fichu câble USB.

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Commentaire

Ben ça c'est une vraie première journée ahahah. Excellente expérience !! Je vous souhaite un super show dans cet excellent festival, je vais suivre ça. En espérant que le correspondant du mag français Xroad assiste à votre concert. Car je suis persuadé que c'est vous qui allez leur donné une leçon de rock'n roll !!!
;o)

bouly - 12:18pm, Jeudi 18 Mars 2010.

Merci Bouly!
Cheers depuis la belle ville d'Austin!

Admin - 11:46am, Vendredi 19 Mars 2010.

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