Goude ède

posté par Admin @ 5:19am, Jeudi 25 Février 2010.

Et voila, fini la parenthèse PsychoTurboridersnegro! Deux mois de travail, 24 tounes montées, plusieurs pratiques chaque semaine, des achats d’accessoires plus absurdes les uns que les autres, trois quatre vols dans le maquillage de nos blondes, des refrains aux propos libérateurs tellement ils sont douteux, et tout ça pour deux petites soirées de quelques heures à peine. J’aimerais vous dire que ça a été payant au point de nous acheter des cordes à 10$ en laissant tomber un regard empli de commisération sur les pathétiques paquets à 5.49$, mais notre carrière ne nous a pas encore mené à ce point culminant… Pas grave, c’est pas ça qui va nous empêcher de nous envoler pour le Texas.

Turbojambons donc… Les gens de Québec nous sont rentrés dedans comme jamais (et non c’est pas une figure de style, y a fallu qu’on se batte pour nos micros tout le long du set et on est sortis de la couverts de bière et de déjections de toutes sortes). Quand tu vois une quinzaine de gars imbibés rentrer dans le bar avec leur chapeau de la navy, tu sais que ça risque d’être une bonne soirée anyway. Un gros bravo à ce public qui s’est métamorphosé en dangereux blob mugissant avec autant de pieds que de têtes…


(photos: Audrey Gaudreault)

On a conclu ça à Montréal en mêlant dangereusement maquillage, champagne, grosse bière et denim. Pascal en a oublié sa colonne vertébrale démolie pour faire le clown sur les colonnes de l’Esco pendant que nous abattions la colère de Dieu sur la pauvre grosse Bertha d’Alex. Le tout s’est terminé par une descente vers l'essentiel, enjolivée par les maquillages dégoulinants et ridicules des collègues, pendant que ce satané temps décidait de s’arrêter une fois de plus. Bref, ça aura été une manière différente et tout aussi libératrice de vivre une absence momentanée et totale de règles.



C’est maintenant le temps de dire adieu aux denim demon et drenched in blood de ce monde pour revenir aux psychoses ridées du quotidien.  Pas de quoi se plaindre, d’ici trois semaines, ces malheureuses chansons écrites dans notre local gris et hivernal de la rue Amherst vont nous projeter sous le soleil du Texas, des côtes levées dans une main, une bière dans l’autre, une cigarette dans la troisième et la quatrième à vérifier la température du spa de l’hôtel. De quoi nous donner assez de jus pour se lancer vers des nouvelles chansons en revenant… Si vous voulez attraper les Psycho riders une dernière fois avant une pause compo, venez faire un tour aux dix ans de l’Esco le 25 mars, on sera sur scène, pi au comptoir derrière une pinte, à célébrer l’éphémère.

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